Les Troubles du sommeil – 2/3 – Les hypersomnies

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On sait tous à peu près ce qu’est l’insomnie, et qui consiste en gros à ne pas dormir ou à ne pas dormir suffisamment (pour ceux qui ne savent pas encore, on vous renvoie à la partie 1 de ce dossier). Mais connaissez-vous son opposé, l’hypersomnie ?

Hypersomnie : définition

L’hypersomnie, à l’inverse de l’insomnie, est un trouble du sommeil qui se caractérise par un besoin de sommeil tellement important qu’il en devient hors-normes.

Les sujets en proie à l’hypersomnie vont souffrir de plusieurs symptômes handicapants qui peuvent grandement nuire à leur bien-être :

  • Réveils très difficiles: même après un sommeil long et de qualité, le sujet va avoir beaucoup de mal à se lever.
  • Fatigue intense et somnolence diurne : que le besoin de dormir se répète à intervalle régulier au cours de la journée ou qu’il soit continuel, les individus hypersomniaques vont souffrir d’une impression constante d’épuisement.

Ils seront également bien moins concentrés et attentifs, un peu comme après une nuit blanche.

  • Longues nuits de sommeil : c’est sans doute le plus curieux dans cette affliction. Les individus hypersomniaques, bien qu’étant constamment épuisés, dorment beaucoup plus que la moyenne.

Comme pour l’insomnie, l’hypersomnie est un trouble du sommeil qui peut avoirs diverses causes ou origines. On différencie d’ailleurs l’hypersomnie primaire (ou centrale) de l’hypersomnie secondaire.

Hypersomnie secondaire

Parmi les deux types d’hypersomnies, l’hypersomnie secondaire est sans conteste la plus répandue.

L’hypersomnie secondaire, c’est en fait un gros besoin de dormir qui est induit par une cause extérieure. Il peut s’agir d’un phénomène ponctuel ou bien d’une pathologie qui va épuiser le sujet qui en est victime.

Les causes pouvant entrainer une hypersomnie sont extrêmement nombreuses et variées. En voici quelques exemples :

  • Fatigue accumulée ou effort important :

Lorsque l’on est en manque de sommeil, notre corps va avoir besoin de rattraper du repos. Ainsi, si par exemple on ne dort pas ou très peu pendant une nuit, on aura tendance à dormir plus la nuit qui va suivre : c’est un cas d’hypersomnie secondaire !

D’autre part, l’hypersomnie peut aussi se manifester en cas de grande fatigue physique. Si par exemple on a fait du sport pendant des heures ou qu’on a eu une journée éprouvante, on peut aussi avoir un besoin accru de dormir.

  • Substances et médicaments :

Certains médicaments ont pour effet d’endormir ou de calmer. S’ils sont mal dosés, ces médicaments peuvent entrainer l’apparition d’une hypersomnie secondaire.

Aussi, si on à l’habitude de consommer des substances stimulantes (café, thé, tabac, drogue ou médicaments) et que l’on stop subitement, il peut en résulter une hypersomnie de plus ou moins courte durée.

  • Maladies :

De nombreuses pathologies peuvent être à l‘origine de troubles hypersomniaques. C’est le cas de certaines maladies relevant de la psychiatrie ou de lésions et traumatismes neurologiques.

Aussi, il se peut qu’une infection soit à l’origine d’un besoin excessif de dormir (c’est ce qu’on remarque avec le syndrome de Guillain-Barré).

Le diabète, l’hypothyroïdie, ainsi que d’autre afflictions du système endocrinien ou du métabolisme peuvent également provoquer des hypersomnies.

 L’hypersomnie primaire

 

L’hypersomnie primaire, aussi appelée hypersomnie centrale est une hypersomnie dont on ne connait pas ou pas bien les causes. Beaucoup plus rare, elle est aussi extrêmement handicapante pour les individus qui en souffrent.

L’hypersomnie primaire se décline en 3 grands types : La narcolepsie, le syndrome de Kleine-Levin et l’hypersomnie idiopathique.

Narcolepsie :

La narcolepsie, ou maladie de Gélineau est une maladie rare est peu connue. Certains chercheurs la pensent d’origine génétique alors que d’autres la croient d’origine immunologique. Toutefois, à peu près tout le monde s’accorde à dire qu’elle est le fait d’un bouleversement dans la production de l’hypocrétine, un neurotransmetteur.

Cette mystérieuse maladie a la particularité de provoquer des endormissements irrépressibles ainsi qu’une fatigue et une somnolence diurne quotidienne importante.

Elle est aussi particulièrement handicapante en raison de ces endormissements brutaux qui peuvent survenir à n’importe quels moments de la journée, sans crier gare.

De plus, ces symptômes s’accompagnent souvent d’autres tels que des paralysies du sommeil.

Syndrome de Kleine-Levin :

Aussi appelé hypersomnie récurrente, le syndrome de Kleine-Levin est une maladie très rare (1 cas sur 500 000) et mal connue qui provoque des épisodes réguliers d’hypersomnies ainsi que des troubles cognitifs et comportementaux.

Cette pathologie apparait généralement à l’adolescence et est déclenchée par une infection. Le patient va alors souffrir des symptômes de la maladie lors de périodes de rechute qui dureront chacune environ une dizaine de jours et qui se répèteront tous les 3 ou 4 mois. En général, les patients ne souffriront pas de plus de 20 épisodes du genre au cours de leur vie.

Lors des périodes de rechute, les patients vont souffrir d’une très forte hypersomnie. Ils pourront ainsi dormir de 15 à 21 heures par jour ! Ils vont aussi présenter divers troubles cognitifs comme de la confusion, de l’apathie ou encore une perte de mémoire. Aussi, ils seront victimes de d’autres troubles d’ordre alimentaires, de l’humeur ou comportementaux.

L’hypersomnie idiopathique :

Il s’agit d’une hypersomnie permanente liée à un trouble neurologique. Touchant 0,3 % de la population, cette maladie induit chez les patients qui en souffrent une somnolence excessive pendant la journée, une durée de sommeil accrue, de grandes difficultés à se réveiller et la sensation de manquer de sommeil même après une très longue nuit.

Certaines des personnes atteintes vont avoir tendance à dormir plus de 10 heures par jours et vont en plus de cela être en proie à une fatigue très intense pendant toute la journée. Les siestes et les longues nuits de sommeil ne sont pas récupératrices pour ces sujets.

Cette affliction peut apparaitre du jour au lendemain avant les 30 ans et dure ensuite toute la vie. Elle est extrêmement handicapante d’un point de vue professionnel et social puisque les sujets atteins souffrent tellement de leur fatigue qu’ils ne peuvent plus vivre normalement.

 

 

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